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 we can hurt together. – gabriel

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MessageSujet: we can hurt together. – gabriel   Dim 19 Fév - 14:39

We can hurt together.
Harlow&Gabriel
You say you are fine But I see pain,behind those eyes.You play the game,by the rigid rules. But you cheated yourself



T’es revenue depuis quelques jours à peine. Tu retrouves tes marques, tu retrouves la grosse pomme et ça te fait du bien, t’es chez toi. T’as repris possession de ton appartement et il est atrocement vide que ça te donne pas envie d’y être. Comme une réalité douloureuse qui te percute, mais bon malgré ça t’es heureuse d’être rentrée à la maison. Heureuse de revoir ton grand-frère, il t’a terriblement manquée pendant ces mois en Californie. Heureusement, il y avait ces discussions via skype, mais tu sais qu’il était occupé et ça n’égale pas une véritable discussion face à face. D’ailleurs, c’est lui qui est venu te chercher à l’aéroport avec son sourire de gamin, ton angoisse du retour s’est aussitôt évaporé il a toujours su t’apaiser. En même temps, t’avais hâte aussi de revoir les parents, eux aussi ils t’ont manqués beaucoup durant ton séjour là-bas. T’as réalisée en étant loin d’eux que tu les négligeais un peu et que tu passais moins de temps auprès d’eux, du coup en étant de retour tu comptes te rattraper. Tu sais qu’ils sont fiers de toi, qu’ils t’appuient dans tes projets, malgré le fait que tu ne t’ouvres pas toujours à eux. Tu sais qu’ils seront toujours là, d’ailleurs ta mère était très peinée quand tu lui as annoncé que tu ne sortais plus avec Gabriel. Gabriel, ce mec que tu croyais le bon; avec qui tu croyais faire un bout de vie. T’es pas la fille la plus romantique de la terre, mais votre histoire ce que vous aviez bâtis jusqu’à maintenant, tu y croyais ardemment. T’étais convaincue que ça pouvait être le bon pour toi. Puis, voilà qu’il vient t’ébranler en refusant de t’accompagner en Californie. T’es tombée des nus, puis quand tu y repenses tu te dis que tu n’aurais pas dû t’accrocher au fait que tu étais persuadée qu’il te suivrait jusqu’au bout du monde comme ça. T’aurais du anticiper qu’il risquait de refuser, qu’il avait sa vie ici. N’empêche, cela a eut l’effet d’une gifle pour toi, dans ton orgueil, ta fierté, mais surtout ton petit cœur de fille amoureuse. Parce que oui, tu l’étais amoureuse de lui éperdument même, même si tu ne l’as pas toujours montrée comme il le faut. Même s’il t’arrivait de lui gueuler dessus toi et ton caractère de merde. Malgré tout ça, tu l’aimais et tu l’aimes encore affreusement d’ailleurs. Bien sûr, tu ne le dis pas trop fort parce qu’une partie de toi lui en veut, tu lui en veux. T’aurais voulu qu’il se batte un peu plus fort pour votre histoire. Égoïstement, t’aurais aimée qu’il t’accompagne et que vous bâtissiez une nouvelle page sous la chaleur de la Californie, t’aurais voulu tout ça. Mais bon, maintenant c’est terminé.

Terminé, et pourtant tu as l’impression de le voir et de le sentir partout, t’avais cette sensation brûlante en Californie et encore plus en rentrant à la maison, en étant à New-York. Chaque endroit que vous partagiez ensemble te revient et les souvenirs te submergent. C’est bon et douloureux à la fois. Tu ne sais pas trop comment tu réagiras en le revoyant, tu t’es fait mille et un scénario, mais tu sais que quand le moment arriva ce sera complètement différent de ce que tu avais imaginée. D’ailleurs, tu le découvres bien assez tôt lorsque tu l’aperçois vêtue de son habit de travail alors que tu t’apprêtes à entrer au travail à l’hôpital. T’as repris ton poste, finalement ils n’ont pas réussis à trouver une autre technologue en radiodiagnostic, donc tu reprends ta place. T’es ravie, parce que t’aimais ton boulot. Ton petit cœur palpite de façon démesuré et t’as une bouffée d’anxiété qui te prend au corps accompagné d’un mélange de colère et de rancune. Tu replaces la sangle de ton sac contre ton épaule et tu t’avances alors qu’il ne remarque pas ta présence. T’as un vertige intérieur alors que vos regards finissent par se croiser, il semble surpris de te voir là, tout comme toi d’ailleurs. Sur le coup, les secondes s’écoulent et vous êtes là, à vous regardez comme deux idiots. L’effet de surprise laisse place au malaise, du moins de sa part et t’as comme l’impression qu’il va prendre la fuite dans le travail d’ici les prochaines secondes. « J’compte pas te déranger longtemps, je dois aller bosser de toute façon.» Que tu déclares d’une voix neutre, alors qu’au fond de toi, tu trembles comme une feuille. Tu jettes un œil sur le bâtiment hospitalier et tu poursuis  en disant; « Ouais, j’ai repris mon poste…» Tu ne sais pas trop pourquoi tu lui dis ça, mais bon au moins il sera fixé et il saura qu’il risque de te recroiser. Tu donnes tellement l’impression d’être détachée que ça te donne un air sans cœur, mais au fond c’est tellement le contraire. T’es complètement blessée et c’est ta façon que tu as trouvée pour te protéger, t’anesthésier.
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MessageSujet: Re: we can hurt together. – gabriel   Dim 19 Fév - 16:41

We can hurt together
“Harlow Cooper & Gabriel Campbell”
J’aime mon boulot. Les montées d’adrénaline constantes, le repoussement de ses limites. Alors qu’on est épuisé, qu’on est persuadé d’avoir donné tout ce qu’on avait, on réalise qu’on a toujours des ressources cachées au fond de nous qui nous permette de secourir une autre personne. C’est un travail très valorisant, mais difficile et prenant. Je ne m’en suis jamais plaint, même si parfois l’idée d’un commentaire négatif flotte dans mon esprit. Comme aujourd’hui, alors que je suis de garde pour la nuit avec l’un de mes coéquipiers habituels. Nous sommes toujours en duo lorsque nous travaillons, afin de nous entraider. Et je sais qu’avec lui, je n’ai pas vraiment à m’inquiéter si le travail sera bien fait ou non. Les appels n’ont pas arrêtés une seconde. Je ne sais pas ce qui se passe dans la ville ce soir, mais il y a de l’agitation ça s’est certain. Le dernier appel, fait en début de matinée, a été le plus pénible. J’ai mon quart de travail dans le corps, je suis fatigué et voilà qu’on nous demande pour un accident de voiture. Dès que j’arrive sur place, l’adrénaline me pousse hors du véhicule et j’arrive auprès de la jeune femme couchée sur l’asphalte, ayant été éjectée par le pare-brise. Il y a de la vitre partout et son corps est couvert de coupures et de sang qui commence à sécher. Elle porte par réflexe une main dans ma direction, frôlant mon visage et mes cheveux. Je la rassure et la stabilise le temps que mon collègue amène le brancard. Comme je le fais souvent, je lui parle de choses anodines, je fais des blagues. Je réussis à la faire sourire et je lui promets que tout ira bien. Je ne devrai pas faire de telles promesses, le sort tourne parfois brutalement. Dans l’ambulance, elle tombe en hypotension. Je suis celui avec elle derrière, mon coéquipier conduisant le véhicule. Son cœur lâche avant même que j’aie le temps de réagir. Je retire la couverture et me redresse afin de débuter un massage cardiaque. Je lui demande de demeurer avec moi, de ne pas laisser tomber. Sauf que malgré mes efforts, malgré ma volonté, il est déjà trop tard. J’arrête les manœuvres et je retombe sur mon siège, la tête basse. Je déteste quand ça arrive. Mais malheureusement, on ne peut pas sauver tout le monde. J’halète sous cet effort de trop. Je m’excuse auprès de la jeune femme et je remets sur son corps la couverture, en signe de respect. Lorsque nous arrivons à l’hôpital, les procédures d’usures sont effectuées. J’observe le médecin urgentiste prononcer le décès après vérification. Mon collègue vient me taper dans le dos pour démontrer son soutien. Il insiste également à la blague pour que je prenne une douche. Il a de toute façon raison, je suis en sueur et j’ai du sang un peu partout sur mon uniforme. Je me dirige donc d’un pas lourd vers les vestiaires où je me douche en vitesse et me change pour un nouvel uniforme propre. J’ai hâte de rentrer chez moi et de me coucher, ça été une dure journée. Lorsque je regarde ma tête de mort dans le miroir, je remarque les traces de sang séché dans mes cheveux. C’est tenace à enlever.

« Merde » Je murmure pour moi-même en me fixant d’un peu plus près.

Elle a tendu la main vers moi, sa main meurtrie. Je ferme les yeux une seconde et je refaire mon cassier. Je grimpe les escaliers pour atteindre le rez-de-chaussée et je me dirige vers le bureau de la réception, ignorant l’agitation typique de ceux qui passe par le hall d’entrée. J’indique la fin de mon quart de travail et je souhaite bonne journée à la secrétaire. En me retournant, je rencontre Harlow. Qu’est-ce qu’elle fait là ? Sa beauté me frappe et je m’arrête net, comme paralysé. J’écarquille les yeux en réalisant qu’elle est vraiment là, que je ne fais pas erreur sur la personne, qu’elle me regarde à présent. Mal à l’aise, je détourne le regard et j’ouvre la bouche pour lui sortir une excuse mais elle parle la première. Elle m’apprend qu’elle doit aller bosser. Je fronce les sourcils, confus. Elle m’éclaire ensuite en m’indiquant qu’elle a reprit son poste à l’hôpital. Je ne sais comment réagir à cela. La fatigue ne m’aide pas vraiment. D’ailleurs, je pense même que c’est assez évident que j’ai le cerveau au ralentie. Ma main se dirige nerveusement dans mes cheveux, afin de gratter mon cuire chevelu. Je rencontre les quelques mèches toujours collés avec le sang séché, que je n’ai pas nettoyé dans mon empressement de retrouver mon lit. Quel abruti. Je libère mes cheveux et je tousse un coup, ma gorge irrité par l’émotion. J’ose enfin regarder l’indifférence d’Harlow, qui me fait beaucoup plus mal que je ne l’avais anticipé.

« C’est cool ça. Tant mieux pour toi. » Je réponds finalement, toujours mal à l’aise.

Est-ce que je suis sensé me réjouir ? Être en colère ? Montré la même neutralité qu’elle ? Ma réaction est finalement une fausse joie très perceptible. Mon cœur se resserre en posant à nouveau les yeux sur elle. Seigneur, qu’elle est belle. J’avais presque oublié. Le  malaise perdure et je réalise soudain que je ne veux pas qu’elle s’éloigne tout de suite. Je me force mentalement à réagir.

« Hey, euh… Je viens de finir mon quart de travail, en fait. Et tu es un peu en avance pour le tiens, non ? »

Ayant un peu perdu la notion du temps, je lève mon poignet gauche pour y lire l’heure sur ma montre. Elle est certes en avance, mais pas tant que ça non plus. Je vais devoir trouver mieux pour la retenir.

« Ce que je veux dire, c’est que tu… je… euh… »

Encore rien de pertinent qui est dit. Je rage intérieurement devant ma soudaine incapacité de parler. Je finis donc par me taire et rire bêtement, gêné surtout. Je lui fais plutôt un geste en direction des sofas aménagés dans le hall d’entrée pour les patients surtout. Mais rien n’empêche les employés d’y prendre place. Je ne sais pas par contre si Harlow va accepter de prolonger le malaise avec moi. À sa place, je m’en irais loin, très loin.
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MessageSujet: Re: we can hurt together. – gabriel   Dim 19 Fév - 17:21

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Malaise perceptible, malaise palpable. « C’est cool ça. Tant mieux pour toi. » Qu’il te dit, en se raclant la gorge et se passant une main dans les cheveux, cheveux en bataille. Il est toujours aussi beau, de se retrouver en sa présence te prend toujours autant aux trippes. Tu demeures là, à le dévisager toi qui habituellement ne retient jamais tes mots et tes pensées, t’es prise de court. Perturbée, chamboulée, t’aurais tellement de choses à lui dire de la colère et de la rancune à lui déverser, mais tu ne sais pas par où commencer. La seule chose qui te vient en tête à ce moment précis c’est de prendre la fuite tout simplement, tourner les talons et partir à ton quart de travail, pourtant tu ne te résous pas à le faire.  « Hey, euh… Je viens de finir mon quart de travail, en fait. Et tu es un peu en avance pour le tiens, non ? » Un peu en avance, ouais mais pas tant que ça non plus. Tu viens à t’emparer de ton portable dans ta poche droite de ton pantalon et tu y regardes l’heure. Étonnamment, t’es d’avance ce qui est plutôt rare un signe peut-être? Non, tu ne crois pas aux signes et ces conneries du genre. Tu ranges ton portable à sa place et tu ramènes tes yeux sur lui alors qu’il ouvre à nouveau la bouche, malheureusement aucun son ne sort du moins il ne réussit pas à construire une phrase complète. « Ce que je veux dire, c’est que tu… je… euh… »

Malgré que tu ne le démontre pas, intérieurement la situation te fait un peu rigoler. Cependant, tu optes pour le visage impassible peut-être pour faire augmenter le malaise, tu ne sais pas trop. Toi, tu n’as jamais eu de difficulté à devoir faire au malaise. Il rit bêtement, puis t’invites d’un geste à prendre place sur l’un des canapés mis à disposition. Sur le coup, tu ne sais pas trop si c’est une bonne idée et finalement tu te résous à prendre place sur le fameux canapé. Silencieuse, ton regard regarde vers l’avant un instant. Tu as l’impression d’être aux côtés d’un étranger alors que pourtant vous avez partagés tellement de choses ensemble. Tu as l’impression d’être comme une pauvre adolescente devant son crush, dépourvue de mots. Tranquillement, ton regard ce glisse sur lui et tu le dévisages un moment, malgré les traits tirés et la fatigue que tu peux lire sur son visage, il est toujours aussi beau. « T’es vraiment con.» Que tu dis, comme si c’était une évidence; dans une  espèce de marmonnement, dans un souffle. Sympa comme entrée en matière hein? Tu ramènes ton attention vers l’avant. C’est un bon départ continues comme ça Harlow, à nouveau tu ramènes ton attention sur lui. Captant son regard, t’as tellement voulu comprendre; tu t’es tellement fait de scénarios dans ta tête quant à son refus de t’accompagner, mais t’as pas compris. Du coup, tout ce que tu peux dire c’est qu’il est con. « Et t’as du sang dans les cheveux.» Fait que tu exposes, simplement. Ta voix n’est pas chiante, ni trop douce. Il t’a manqué affreusement pendant ces six mois, y’a pas une journée où tu ne pensais pas à lui. Mais bon, ça tu ne lui diras pas; tu préfères le traiter de con et lui dire qu’il a du sang séché dans les cheveux, toi et ta grande classe.
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MessageSujet: Re: we can hurt together. – gabriel   Lun 20 Fév - 20:01

We can hurt together
“Harlow Cooper & Gabriel Campbell”
Ce malaise est véritablement infernal. La logique serait d’y mettre fin, de ne pas le prolonger en demeurant à ses côtés. Elle a été réengagée, ce qui signifie qu’il y a de nombreux autres matins comme celui-ci où nous allons nous croiser. Où, après nous avoir donné du temps pour nous réhabituer à la présence de l’autre, nous aurions pu envisager une conversation sans cette impression d’être deux étrangers. J’aurais du la laisser partir et moi aller me coucher. Sauf que merde, je ne peux pas ! Je ne veux pas, plutôt. Elle est là, ici et maintenant, dans un hasard irréel. J’ai la chance de la revoir, d’entendre à nouveau sa voix, de sentir une fois de plus son parfum. Et tout cela me fait frissonner, me ramène à une époque de nos vies qui me manque terriblement. La douleur s’est ravivée et stupidement, je veux rouvrir la plaie encore plus. De manière prématurée, ça c’est certain. Dire bonjour et repartir. De ne pas insister alors que je ne suis pas à mon meilleur. Comme tout cela aurait été plus simple si j’avais été capable de suivre la logique et non mes sentiments. L’idée de la perdre à nouveau à pousser mon instinct à tenter quelque chose. Des paroles maladroites, incohérentes, un rire de trop. Je termine par un geste désespéré en direction du salon dans le hall d’entrée. Son regard supporte le mien, qui brille d’un espoir de fou. Mais dans quelle réalité je vis pour croire qu’elle va accepter une proposition aussi gauche ? Pourtant, la voilà qui s’avance dans la direction que j’ai indiquée et moi qui la suit avec un nouveau regain d’énergie. Mon cœur pompe fort dans ma poitrine, je suis à présent stressé de me retrouver face à cette femme dont j’ai brisé le cœur. Oui, parce que ça j’en ai conscience. Dès la seconde où j’ai prononcé mon refus de la suivre au loin, j’ai su que j’avais fait une erreur. Mais, incapable de faire marche à rien, assumant mon choix jusqu’au bout, je l’ai regardé partir. Étrangement, je ne pensais jamais la revoir. Je devais me douter qu’elle reviendrait à New York un jour, pour son frère ou ses parents. Mais pas après six mois. J’imaginais le tout dans plusieurs années même. Il faut croire que je suis encore plus dans l’erreur que je le pensais initialement. Je prends ainsi place dans un sofa près du sien, un peu en diagonal. Elle évite de me regarder au début, avant de croiser ma tête fatiguée. Sa réplique cause un effet instantané, un rire franc de ma part. Je sais qu’elle est sérieuse et que ma réaction doit la mettre encore plus en colère, mais l’entendre me dire ça, c’est presque comme si nous étions toujours ensemble. Du moins, ça me donne cette impression. Je me calme bien assez tôt, conservant un sourire toutefois.

« Ouais, tu as raison. » Je lui concède en sentant mon expression se faner graduellement pour un sérieux presque triste.

J’ai commis de nombreuses erreurs dans ma vie. Causer notre rupture en fait partie et je suis prêt à l’assumer. Sauf qu’en même temps, je ne pouvais pas la suivre. Ma vie est ici, tout ce que je désire se trouve à New York. Le départ d’Harlow a créé un vide qui ne s’est jamais résorbé. L’oublier m’a été impossible. Et la revoir me ramène tout cela à l’esprit. Le regard dans le vide, je remonte la tête dans sa direction lorsqu’elle me fait un commentaire sur le sang dans mes cheveux. Je ne réfléchis pas avant de répondre, comme cela m’arrive parfois lorsque je suis inattentif.

« Ce n’est pas le mien. »

Dire cela cause chez moi un nouveau malaise. Avouer que je porte la mort de quelqu’un toujours sur moi, ayant oublié par mégarde de nettoyer ces mèches de mes cheveux. Le décès cette jeune femme est trop récente dans mon esprit pour que j’arrive à pleinement le réaliser. Je soupire donc et je porte mes mains à mon visage pour frotter mes yeux, comme si ça allait m’aider à oublier son nom, son regard suppliant la première fois qu’elle m’a vue arriver pour la secourir. Je l’ai perdu, tout comme j’ai perdu Harlow. Je libère mon visage de mes mains et d’un regard encore plus fatigué, je demande avec une voix véritablement concernée :

« Sinon, ça va toi ? Tu es revenu depuis longtemps ? »


Me relever comme je le fais toujours. Poursuivre même lorsque tout ce dont j’ai envie s’est de laisser tomber. C’est mon job de ne pas le faire. C’est également de cette manière que je veux vivre ma vie. Cela ne me protège pas des erreurs, mais au moins cela me permet de les surpasser. Ces détails que je cherche à savoir sur Harlow m’intéressent véritablement. Elle a accepté de venir s’assoir avec moi, donc j’imagine qu’elle est ok pour qu’on en discute. Le truc c’est qu’elle est plus silencieuse qu’à la normal. C’est surement mauvais signe. Toutefois c’est un espoir qui me permet de m’accrocher, à mes risques et périls.
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MessageSujet: Re: we can hurt together. – gabriel   Sam 25 Fév - 16:22

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Ma réplique le fait rire, rire qui me réchauffe le coeur comme autrefois; comme si rien n'avait changé entre nous. Mon coeur manque un battement, ça me replonge dans des souvenirs qui me semblent si lointain alors qu'au final pas du tout. « Ouais, tu as raison. » Son sourire qui s'évapore doucement, trop doucement et qui me chamboule alors que je vois cette expression de tristesse qui prend la place. Des nuages qui camouflent le soleil, je me sens soudainement idiote d'être aussi froide à son égard, mais l'orgueil et la rancune est encore trop forte probablement qu'avec le temps elle s'évapora, mais pas pour maintenant c'est encore trop tôt. T'agis comme une gamine, tu le sais; mais t'as eu mal, vraiment mal. On finit par regarder chacun dans le vide, laissant le temps s'écouler et le silence prendre toute la place, puis je lui ai dit qu'il avait du sang séché dans les cheveux comme un fait, quelque chose d'anodin. « Ce n’est pas le mien. » Ma gorge se noue, contrairement à lui je ne croise pas la mort d'aussi près, moi je joue avec ces machines et je fais des radiographies diverses. Pourtant, il m'arrive d'y croiser la mort d'une certaine façon alors que je dois avouer à des nouveaux parents que le coeur de leurs enfants ne bat plus, mais sinon la mort semble garder ses distances avec moi. Du coup, je ne sais jamais comment réagir quand quelqu'un me parle d'elle. J'avale difficilement ma salive, je ne réponds rien; je me trouve idiote de lui avoir dit ce commentaire, si j'avais su... Je remarque la fatigue sur son visage, de la tristesse aussi et ça me fait mal, même si je lui en veux; j'déteste le voir dans un état comme celui-là. Combien de fois, j'ai essayée de le soutenir et de le consoler devant une situation dramatique en lien avec son métier; je ne compte plus. Les gens disent que justement ça fait partie du métier, mais au final on demeure des humains avec des émotions et c'est impossible de ne pas être secoués par la tragédie. « Sinon, ça va toi ? Tu es revenu depuis longtemps ? » La fameuse question que j'attendais, la question inévitable. Comment je vais, je vais plutôt bien c'est vrai. Malgré notre séparation, j'ai quand même continué à vivre; mais de le revoir là, ça me bouleverse et je ne sais pas trop comment je vais. Mes yeux viennent à croiser les siens, un instant je le dévisage et je finis par lui répondre; « Ça va.» Je marque une pause, cette fois-ci ma voix n'est pas dure et je reprend; « Depuis une semaine à peine.» Que j'avoue, je m'humecte les lèvres et lui retourne la question; « Et toi, comment tu vas?» Ma question est sincère et pas seulement une marque de politesse ou pour combler un silence rempli de malaise, je veux vraiment savoir comment il va. Mes yeux demeurent rivés sur lui, tellement de questions se bousculent dans ma tête, mais je préfère les garder pour moi comme si j'avais peur d'entendre les réponses.
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MessageSujet: Re: we can hurt together. – gabriel   Lun 27 Fév - 3:05

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Son regard plonge dans le mien et je compte les secondes alors que nous demeurons ainsi à nous dévisager l’un l’autre. J’attends qu’elle m’expose sa réponse, celle qui va en dire long autant dans le dit que le non dit. Je veux en savoir plus sur elle, sur sa situation présente. Parce que d’une certaine manière, ça montre mon intérêt. Oui, je me soucis d’Harlow même après tout ce que nous avons traversé. Je n’ai jamais vraiment cessé de penser à elle depuis la dernière fois. Depuis son départ. Et je préfère nettement la questionner sur le présent que de ramener le sujet du passé sur la table et de finir par tout lui avouer accidentellement à cause de ma fatigue. Sauf que je me doute bien que la conversation va finir par y aboutir, je ne suis pas assez fiable en ce moment pour affirmer le contraire. Je pourrais littéralement me coucher au sol et dormir instantanément tellement je suis épuisé. Je préfère ne pas me faire confiance dans ces circonstances. Sa réponse brève me laisse sur ma faim. Elle va bien, d’accord. Mais encore. Il y a-t-il plus ? J’ai l’impression d’être face à une réponse polie, ne reflétant pas véridiquement ce qu’elle ressent. Mais bon, on fait tous ça. Il est rare qu’une personne avoue ne pas bien aller dans un échange de salutation. Elle m’avoue ensuite être de retour depuis une semaine. Je vois. C’est vraiment récent. Je ne m’attendais pas vraiment à avoir un appel de ça part pour me l’indiquer. D’ailleurs, si nous ne nous étions pas croisé ce matin, me l’aurait-elle dit ? La rumeur de son retour aurait fini par courir dans l’hôpital. Ce lieu est véritablement le pire porteur de gossip en tout genre. Tout se sait à la vitesse de l’éclair entre les murs d’un hôpital. Un de mes collègues aurait même pu penser bien faire en venant directement me dire qu’elle travaillait à nouveau pour le NY Memorial. C’est aussi bête que ça. Elle n’aurait pas pu me le cacher bien longtemps, ça c’est certain. Si s’était effectivement son intention de taire son retour. On ne saura jamais. Je hoche la tête à sa réponse, ayant toujours du mal à réaliser qu’elle est bel et bien là en face de moi. Sa voix s’est radoucit et cela me fait la regarder longuement, intrigué. Je sens qu’elle délaisse son masque de froideur. La colère, la rancœur et un tas d’autres émotions négatives engendrées par notre séparation a du la pousser à adopter cette attitude envers moi. Pour se protéger, j’imagine. Je ne prétends pas être un psy, mais je commence à comprendre ce qui l’anime. Et d’un côté, ça me gêne encore plus. Comment j’ai pu la rendre ainsi ? Me hait-elle véritablement au fond ? J’espère que non. Et moi, comment je vais ? Voilà la question ricochet qu’elle me pose de sa voix douce. C’est une excellente question et la réponse va dépendre du moment de la journée. Mon humeur fluctue en fonction de cela, mais aussi selon les jours, les semaines, les mois. J’ai perdu ma constance depuis son départ. Il est difficile pour moi de me représenter comme autrefois. Parfois, je vais bien, le lendemain non. Et aujourd’hui, comment je suis ? Fatigué, mais encore ? Je réalise que je réfléchis à sa question simple depuis beaucoup trop longtemps, laissant planer un silence toujours plus inconfortable entre nous. J’arrête de fixer le vide et je la regarde à nouveau, belle et attentive qu’elle est. Elle attend de moi une réponse, comme moi juste avant. L’honnêteté l’emporte me transformant en l’exception à la règle, au risque de recevoir des représailles en retour.

« Je suis dans une période plus difficile de mon côté. Je travaille un peu trop, je pense, mais je ne peux pas vraiment faire autrement. Ça m’aide à ne pas trop réfléchir dans un sens. Mais ne t’en fais pas pour moi, je gère. »

Non c’est faux, je ne gère pas du tout. Je suis en train de foncer à toute vitesse dans un mur et rien ne semble vouloir m’arrêter. La soudaine réapparition d’Harlow dans le décor risque d’être intéressante dans l’avenir. J’aimerais qu’elle m’aide à appliquer les freins, qu’elle me guide comme autrefois. Mais il n’y a rien de plus illusoire que cela. Je la vois comme quelqu’un qu’elle ne voudra plus jamais être, ça c’est assez évident. Elle n’est plus avec moi et après ce que je lui ai fait, pourquoi voudrait-elle seulement me côtoyer ? Dans ce cas, si ce que j’affirme est vraiment, pourquoi est-elle assise avec moi en ce moment ? Pourquoi je vois dans son œil de l’inquiétude et un certain attachement qui demeure ? Se pourrait-il qu’après tout ce qui est arrivé, elle se soucie toujours de moi ? Cette réalisation me fait sourire. Un grand sourire charmeur, joyeux. J’ai vraiment besoin de dormir, ça devient inquiétant.

« Tu m’as manqué. Je sais que je ne devrais pas dire ça après ce que j’ai fait, mais c’est vrai. Je suis content que tu sois revenu. La dernière fois que j’ai vue ton frère, tu lui manquais tellement. »

Toujours plus de représailles à prévoir. Je m’enfonce de plus en plus, je laisse mes pensées sortir sans les filtrer convenablement. Mais reculer ne servirait à rien. Si c’est la dernière chance de conversation que j’ai avec elle à la suite de son retour, je veux en profiter pour lui dire ce que je pense vraiment, un point c’est tout. Et à mon réveil ce soir, je vais me haïr terriblement pour tout cela.
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MessageSujet: Re: we can hurt together. – gabriel   Sam 11 Mar - 2:52

We can hurt together.
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« Je suis dans une période plus difficile de mon côté. Je travaille un peu trop, je pense, mais je ne peux pas vraiment faire autrement. Ça m’aide à ne pas trop réfléchir dans un sens. Mais ne t’en fais pas pour moi, je gère. » Il brise le silence, il semble jouer franc-jeu; il ne cache pas ce qu'il vit, il ne fait pas comme moi. Je l'écoute attentivement et ces paroles me crève le coeur; il semble si vulnérable et fort à la fois, du moins je le connais depuis assez longtemps pour savoir qu'il essaie de jouer le jeu, quand il me dit qu'il va gérer; étrangement, je ne sais pas trop quoi en penser. Je me doute que ce soit totalement vrai et je ne demeure pas insensible à sa détresse au contraire. Je baisse un moment le regard lorsque je vois son sourire naître sur son visage, comme s'il lisait en moi; comme s'il voyait l'inquiétude que je lui porte dans mon regard, il a toujours su lire en moi si facilement que c'est déstabilisant; peu de gens réussissent à le faire, hormis mon frère il peut se compter l'un des chanceux à réussir. « Tu m’as manqué. Je sais que je ne devrais pas dire ça après ce que j’ai fait, mais c’est vrai. Je suis content que tu sois revenu. La dernière fois que j’ai vue ton frère, tu lui manquais tellement. » Ces confessions me frappent, mon petit coeur manque un battement, lorsque je l'entend me dire que je lui ai manquée. Pourtant, j'aurais aimée qu'il puisse me le démontrer avant mon départ. J'aurais aimée qu'il puisse se battre un peu plus pour nous deux; peut-être que j'aurais fini par revenir par revenir sur ma décision, oui je l'avoue je serais probablement revenue sur ma décision si j'avais su qu'il se donnait la peine de se battre pour notre histoire. « Il me manquait aussi.» Que j'avoue dans un petit sourire alors que je croise son regard, comme tu me manquais aussi; aurais-je envie d'ajouter, mais les mots restent coincés dans ma gorge. Mots que je ravale, par fierté par peur de souffrir encore? Je ne sais pas trop, mais je sais une chose la rupture a été difficile pour moi. Soudainement, je sors mon portable de ma poche pour y regarder l'oeil et je réalise que je dois bientôt partir pour le début de mon quart de travail. « Je.. Je vais devoir y aller.» Que j'annonce tout en me levant prenant soin de ranger mon portable dans la poche de mon pantalon, je le regarde un moment sans trop savoir quoi dire exactement et je décide de commencer à m'éloigner simplement comme une pauvre voleuse, évidemment une grimace naît sur mon visage et je m'arrête un instant pour finalement me retourner et l'observer alors qu'il est toujours assis là, le regard au sol. « Gabriel..» Je l'interpelle et quand mon regard croise le sien, je ressens une bouffée de chaleur et des souvenirs me submergent comme autrefois. « Prends soin de toi d'accord?» Ma voix est douce, ma voix est avenante et sincère; je ne souhaite pas qu'il s'épuise ou s'enlise dans quelque chose, dans une pente descendante.
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